Pourquoi ai-je cette peur alors que rien dans ma vie ne semble vraiment l’expliquer ? Pourquoi certaines situations me mettent-elles dans un état de stress disproportionné ? Pourquoi ai-je parfois l’impression de reproduire les mêmes comportements malgré moi ? Et si la réponse ne se trouvait pas uniquement dans ce que j’ai personnellement vécu ?
L’épigénétique étudie les mécanismes capables de modifier l’activité de nos gènes sans changer la séquence de notre ADN. Notre patrimoine génétique ne fonctionne donc pas comme un programme totalement figé : l’environnement, le stress, certaines expériences de vie ou encore notre mode de vie peuvent être associés à des modifications dans la manière dont certains gènes s’expriment.
L’épigénétique : quand nos gènes rencontrent notre histoire
Lorsque l’on parle de génétique, on imagine souvent quelque chose de définitif.
Nous héritons de notre ADN à la naissance et celui-ci déterminerait ensuite ce que nous sommes.
La réalité est plus subtile.
Nos gènes constituent une base, mais leur activité peut varier. C’est notamment cette régulation que l’épigénétique cherche à comprendre.
Prenons une image simple. Nous possédons tous une immense bibliothèque de gènes. Mais posséder un livre ne signifie pas qu’il sera ouvert en permanence. Certains mécanismes biologiques participent à rendre une information génétique plus ou moins accessible selon le contexte.
Le stress chronique, l’alimentation, le sommeil, certaines expositions environnementales ou des événements particulièrement marquants peuvent notamment être associés à des modifications épigénétiques.
Cela ne signifie pas que « nos gènes décident de tout ».
Cela signifie plutôt qu’il existe un dialogue permanent entre notre biologie et notre environnement.
Ce qu’a vécu mon grand-père peut-il encore avoir un impact sur ma vie ?
C’est probablement l’une des questions les plus fascinantes lorsque l’on commence à s’intéresser à l’épigénétique et à la transmission transgénérationnelle.
Imaginons un grand-parent ayant vécu une guerre, un exil, une famine, un deuil particulièrement violent, une situation de peur permanente ou un traumatisme important.
Cette histoire appartient évidemment à sa vie.
Mais une famille ne transmet pas uniquement un nom ou quelques ressemblances physiques.
Elle transmet également une manière de réagir au danger, des habitudes, des croyances, des silences, une façon d’éduquer ses enfants, certaines peurs et parfois des blessures dont personne ne parle vraiment.
La recherche s’intéresse aussi à la possibilité que certaines expériences très importantes puissent être associées à des modifications épigénétiques observables chez les descendants.
Chez l’être humain, cette transmission biologique entre plusieurs générations reste encore étudiée et ne peut pas être considérée comme une règle automatique.
Mais elle ouvre une question particulièrement intéressante :
Cela peut concerner nos peurs.
Nos choix.
Notre manière de vivre certaines relations.
Notre réaction au stress.
Mais aussi parfois nos ambitions, notre rapport à la réussite, à l’argent, au travail, à la sécurité ou au changement.
Phobies, fatigue, blocages, manque d’envie : pourquoi je réagis comme ça ?
C’est souvent là que la question devient beaucoup plus personnelle.
On peut savoir intellectuellement qu’une peur est irrationnelle et pourtant continuer à la ressentir.
On peut vouloir avancer professionnellement et avoir l’impression de se bloquer soi-même.
On peut manquer régulièrement d’énergie, remettre certaines choses au lendemain ou se traiter soi-même de « fainéant » sans réellement comprendre ce qui se joue derrière.
Est-ce forcément génétique ? Non.
Nos comportements sont complexes. Ils dépendent de notre histoire personnelle, de notre environnement, de notre santé, de notre apprentissage, de notre psychologie et également de facteurs biologiques.
L’intérêt de l’approche épigénétique n’est donc pas de chercher un gène responsable de chaque problème.
C’est plutôt d’élargir l’enquête.
Trouver la cause avant de travailler sur le problème
Nous avons souvent envie de commencer immédiatement par travailler sur nous.
Retrouver de la confiance. Être moins stressé. Ne plus avoir peur. Être plus motivé. Sortir d’un schéma répétitif.
Mais si l’on ne comprend pas ce qui alimente réellement cette réaction, on risque parfois de travailler uniquement sur ce que l’on voit.
Le symptôme.
L’approche de Valérie consiste justement à commencer autrement : chercher d’abord la cause.
Qu’est-ce qui s’est passé ?
Quand le comportement est-il apparu ?
Existe-t-il un événement particulier dans votre histoire ?
Retrouve-t-on quelque chose de similaire dans votre famille ?
Pourquoi cette réaction a-t-elle pu être utile, voire protectrice, à un moment donné ?
Une fois cette origine mieux comprise, le travail peut devenir beaucoup plus ciblé.
Une enquête sur votre histoire avant de chercher la solution
Valérie Lebelle est spécialiste en épigénétique et travaille à la rencontre de la psychologie, de la transmission familiale et de différentes approches qu’elle a étudiées au cours de son parcours.
Son travail ne consiste pas simplement à vous demander de parler d’un problème puis à essayer progressivement de le corriger.
La démarche ressemble davantage à une enquête.
Elle cherche à comprendre l’origine possible d’un comportement, d’une peur, d’un blocage ou d’un schéma répétitif, en observant votre propre histoire mais également, lorsque cela est pertinent, votre histoire familiale.
L’idée est de comprendre d’abord ce que l’on cherche réellement à résoudre, avant de décider comment travailler dessus.
Découvrir l’accompagnement de Valérie →Comprendre son histoire ne signifie pas être condamné à la reproduire
S’intéresser à ses gènes ou à son histoire familiale peut donner une impression étrange :
si certaines choses viennent d’avant moi, alors est-ce que je peux réellement les changer ?
C’est justement là que l’épigénétique devient particulièrement intéressante.
Elle nous rappelle que notre biologie n’est pas un scénario écrit ligne par ligne au moment de notre naissance.
Certains mécanismes épigénétiques sont dynamiques et notre environnement continue d’interagir avec notre organisme tout au long de la vie.
Cela ne veut pas dire qu’une thérapie peut directement « reprogrammer un gène » sur commande.
En revanche, comprendre l’origine d’une réaction, identifier les schémas dans lesquels nous évoluons et modifier certains comportements ou environnements peut nous permettre de ne plus vivre notre histoire de la même manière.
Épigénétique, comportement et transmission familiale
L’épigénétique peut-elle influencer notre comportement ?
L’épigénétique participe à la régulation de l’activité de certains gènes et peut intervenir dans les réponses biologiques au stress et à l’environnement. Notre comportement reste cependant multifactoriel : il ne peut pas être expliqué par l’épigénétique seule.
Un traumatisme vécu par mes grands-parents peut-il se transmettre ?
Une histoire traumatique peut se transmettre d’une génération à l’autre par de nombreux mécanismes : comportements familiaux, éducation, silences, peur, environnement ou apprentissages. La possibilité d’une transmission biologique impliquant des mécanismes épigénétiques est également étudiée, mais les preuves chez l’être humain restent encore limitées et ne permettent pas d’en faire une règle générale.
Une phobie ou un manque de motivation sont-ils inscrits dans mes gènes ?
Pas de manière aussi simple. Une phobie, une baisse d’énergie ou un blocage peuvent avoir de nombreuses causes. L’intérêt est précisément de ne pas choisir une explication à l’avance mais de rechercher ce qui peut alimenter le problème chez la personne concernée.
Quel est l’intérêt d’un accompagnement en épigénétique ?
Dans l’approche proposée par Valérie, l’épigénétique et l’histoire familiale servent notamment de grilles de lecture supplémentaires pour rechercher l’origine possible de certains schémas, réactions ou difficultés avant de déterminer le travail à entreprendre.
Et si votre problème n’était que la partie visible de l’histoire ?
Une peur, un blocage ou un comportement répétitif n’apparaît pas forcément sans raison. L’accompagnement de Valérie cherche d’abord à comprendre ce qui se joue derrière, avant de travailler sur la suite.
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