Déroulement d'une séance

La plupart de mes patients viennent sur recommandation d’un ami, d’un collègue, d’un membre de leur famille ou d’un professionnel de santé qui a lui-même eu recours à mes services.

Ce que j'entends souvent

« Bon, je viens… mais je ne sais pas trop pourquoi je suis là. » J’ai l’habitude. C’est même presque devenu l’une de mes phrases préférées, tant je sais que la personne qui me dit cela risque d’être surprise par ce que nous allons découvrir ensemble.

Mes techniques étant assez peu communes, il n’est pas toujours évident de comprendre avant une première séance ce que nous allons réellement chercher. Vous venez généralement avec un sujet, un problème, un blocage ou une souffrance. Vous venez avec une conséquence. Ensemble, nous allons chercher la cause.

Première étape

Vous venez avec un problème. Je commence par chercher son origine.

Souvent, mes patients arrivent jusqu’à moi parce qu’ils ont constaté eux-mêmes un changement important chez une personne de leur entourage que j’ai accompagnée.

Au début de la séance, je vous demande votre prénom, votre nom et votre date de naissance.

À partir de cette date, je calcule ce que j’appelle dans mon approche votre karma d’incarnation.

Il constitue pour moi un premier repère. Il me donne une orientation sur ce que vous êtes venu travailler dans cette vie, sur certains choix, certaines difficultés que vous pouvez rencontrer, votre environnement familial, vos épreuves ou encore vos défis.

« Fuir ses responsabilités, c’est embrasser d’autres problèmes encore plus gros. » Varel Tchitembo

Ce premier éclairage ne remplace évidemment pas ce que vous allez me raconter.

Je vous demande ensuite simplement : pourquoi êtes-vous venu me voir ?

Et les réponses sont extrêmement différentes d’une personne à l’autre.

La conséquence visible

Le motif de consultation n’est souvent que le point de départ

Il peut s’agir d’un problème inexplicable dont vous n’arrivez pas à vous défaire, parfois après plusieurs années de travail personnel ou de thérapie.

Je reçois d’ailleurs également des psychologues, médecins, ostéopathes, chercheurs et autres professionnels de santé qui viennent eux-mêmes chercher un autre éclairage sur une problématique.

Sommeil Difficultés d’endormissement, réveils, fatigue persistante.
Confiance Manque de confiance en soi ou sentiment d’illégitimité.
Vie personnelle Difficultés relationnelles, violences, abus, harcèlement ou pertes.
Vie professionnelle Blocages, sentiment de ne pas être à sa place ou difficultés à avancer.

Il existe finalement autant de situations qu’il existe de patients.

Mais pour moi, ce que vous me racontez au départ constitue généralement la conséquence visible.

La question qui m’intéresse réellement est : qu’est-ce qui l’a provoquée ?
Observer autrement

J’écoute ce que vous dites, mais également tout ce qui accompagne vos mots

Je vous écoute attentivement et je pose des questions.

La communication verbale est évidemment importante, mais je m’intéresse également à toute la communication non verbale.

Les gestes. La posture. La respiration. La voix. La manière dont une personne occupe l’espace.

Ses vêtements, les couleurs qu’elle choisit, ses bijoux ou encore certains détails de sa présentation peuvent également devenir, dans mon approche, des pistes de questionnement.

Je ne prends pas un élément isolé pour en tirer une conclusion. J’observe plutôt un ensemble.

Et surtout, je vous écoute sans jugement de valeur.

Vous pouvez venir me voir en ayant été agressé comme en ayant vous-même été l’agresseur.

Ce qui compte pour moi est la démarche, la volonté de comprendre et la responsabilité que vous décidez de reprendre dans votre propre vie.

Vous pouvez aussi découvrir mon parcours et les approches qui ont construit ma pratique .

Histoire familiale

Le génosociogramme : reconstruire l’histoire de la famille

Selon les situations, nous allons ensuite travailler avec votre génosociogramme.

Il peut être vu comme une forme d’arbre généalogique beaucoup plus détaillé.

L’objectif n’est pas seulement de savoir qui est le père, la mère, le grand-père ou la grand-mère.

Nous allons chercher tout ce qui peut participer à votre histoire familiale : les grossesses, les naissances, les dates importantes, les décès, les accidents de parcours, les maladies présentes dans la famille, les grands événements, les lieux, les séparations ou encore les événements qui semblent se répéter.

Nous construisons cet arbre ensemble avec des dates, des prénoms, des histoires et les membres de votre famille.

Le but est de comprendre comment votre histoire individuelle s’inscrit dans une histoire familiale plus large.

Si cette notion vous intéresse, vous pouvez aussi lire l’article consacré à l’épigénétique, aux gènes, au comportement et aux humeurs .

Une véritable enquête

Parfois, la cause apparaît rapidement. Parfois, il faut chercher.

Il arrive que je puisse identifier très rapidement une piste expliquant l’origine du système que vous subissez aujourd’hui.

Dans d’autres situations, notre première séance ouvre une enquête.

Pour le rendez-vous suivant, vous pouvez avoir des questions à poser à votre mère, votre père, vos grands-parents ou à un autre membre de votre environnement.

Parfois, il faut aller rechercher une photographie. Une date. Une archive. Un lieu. Un événement dont personne ne parlait vraiment.

Certaines personnes remarquent par exemple que des événements importants semblent régulièrement survenir aux mêmes périodes ou autour de certaines dates.

D’autres découvrent des comportements ou des situations qui semblent se répéter sur plusieurs générations.

Dans ma grille de lecture, ce ne sont pas automatiquement des preuves de transmission. Ce sont des pistes à explorer.

Comprendre le comportement

Et si certains comportements avaient une histoire ?

Le rapport à l’alimentation constitue un exemple particulièrement intéressant.

Dans le cadre de troubles du comportement alimentaire, je peux m’intéresser au choix des aliments, au contexte dans lequel ils sont consommés et aux émotions auxquelles ils sont associés.

Dans mon approche, certains aliments peuvent eux-mêmes devenir des pistes de questionnement.

Le citron, par exemple, peut m’amener à explorer la manière dont une personne vit ou exprime sa colère.

Il ne s’agit évidemment pas de considérer qu’un aliment permet à lui seul d’établir un diagnostic.

Il sert plutôt de porte d’entrée vers une histoire plus large.

Car derrière une compulsion, une restriction alimentaire, une anorexie ou une boulimie peuvent se trouver des histoires extrêmement différentes : harcèlement, rupture, sentiment d’insécurité, peur ou histoire familiale.

Épigénétique

Et si l’histoire avait commencé avant votre naissance ?

Prenons un autre exemple.

Imaginons une grand-mère enceinte pendant une période de guerre, de famine ou de très grande privation alimentaire.

Pendant sa grossesse, son organisme doit s’adapter à un environnement dans lequel les ressources sont insuffisantes.

La recherche en épigénétique s’intéresse précisément à la manière dont ce type d’exposition peut être associé à des effets biologiques durables.

Des études menées sur des populations exposées à des famines ou à des stress majeurs ont notamment observé des associations entre certaines expositions prénatales, la santé ultérieure et des modifications épigénétiques.

Cela ne signifie pas que chaque difficulté rencontrée plusieurs générations plus tard peut être automatiquement attribuée à l’événement vécu par un ancêtre.

Chez l’être humain, les mécanismes exacts de transmission épigénétique entre plusieurs générations restent encore un domaine de recherche.

Et si notre organisme utilisait parfois des informations acquises dans un ancien environnement pour répondre à une situation qui, aujourd’hui, n’existe plus ?
Chercher la cause

Le cerveau cherche avant tout à nous protéger

Lorsque nous avons compris la genèse d’une situation, nous pouvons la replacer dans l’histoire de la personne ou dans celle de sa famille.

Nous pouvons enfin commencer à lui donner du sens.

Et lorsque la cause ou une piste suffisamment solide est identifiée, alors seulement nous pouvons travailler dessus.

C’est pour moi une différence essentielle.

Je ne commence pas par essayer de supprimer immédiatement un comportement.

Je cherche d’abord à comprendre pourquoi le cerveau ou l’organisme a pu le mettre en place.

Parce que notre cerveau cherche en permanence à nous protéger.

Un mécanisme qui nous pose problème aujourd’hui a parfois été une solution extrêmement pertinente dans un autre contexte.

Le problème est simplement que cette grille de lecture peut devenir obsolète.

Après avoir compris

Trouver la cause, puis utiliser l’hypnose pour travailler dessus

Une fois l’histoire identifiée, j’utilise notamment l’hypnose.

Nous ne pouvons évidemment pas changer un événement qui a réellement eu lieu.

Nous ne pouvons pas supprimer une guerre, une séparation, une violence, un deuil ou une expérience traumatisante.

En revanche, nous pouvons travailler sur la compréhension, l’interprétation et l’utilisation que notre cerveau a faites de cet événement.

L’objectif est de permettre à la personne de conserver les mécanismes qui lui sont utiles tout en se défaisant, autant que possible, d’une réponse qui n’est plus adaptée à sa vie actuelle.

Il est ensuite particulièrement intéressant d’observer l’évolution : les émotions, les relations aux autres, le rapport à soi-même ou la façon d’aborder certaines situations.

Il ne s’agit pas toujours de trouver une explication supplémentaire. Il s’agit surtout de comprendre.
Le lien avec la science

Quel est le lien avec l’épigénétique ?

L’épigénétique étudie notamment les mécanismes qui modulent l’activité de nos gènes sans modifier la séquence de notre ADN.

Des travaux scientifiques ont montré que des événements tels que le stress ou certains traumatismes pouvaient être associés à des modifications de la méthylation de l’ADN.

La question de la transmission de certains effets du traumatisme aux générations suivantes est également étudiée, même si les mécanismes biologiques précis chez l’être humain restent encore débattus.

Ces recherches nourrissent ma manière d’interroger les histoires familiales et les mécanismes de protection.

Pour aller plus loin, vous pouvez également regarder ce reportage de la RTS consacré aux traces biologiques associées aux traumatismes .

En résumé

Finalement, à quoi ressemble une séance avec moi ?

Vous arrivez avec ce qui vous fait souffrir aujourd’hui.

Je commence par vous écouter.

Puis nous remontons progressivement le fil : votre histoire, votre famille, les événements, les répétitions éventuelles, les mécanismes de protection et les informations que votre comportement peuvent nous donner.

Nous partons de la conséquence pour essayer de retrouver la cause.

Une fois cette cause mieux comprise, nous pouvons enfin déterminer ce qu’il est pertinent de travailler.

La première question n’est pas seulement : « Comment faire disparaître ce problème ? » mais plutôt : « Pourquoi est-il là ? »
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Important : lorsque la problématique concerne la santé, la fertilité, les troubles du comportement alimentaire ou tout autre symptôme médical ou psychiatrique, cet accompagnement ne remplace pas l’évaluation et le suivi d’un professionnel de santé adapté.